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La résistance en Ariège
 
 
 
L’Ariège terre de résistance, lorsque l'on dit que les rivières naissent des petits ruisseaux, que cet adage traduit l'incroyable vie des Ariégeois à la défense de leur patrimoine.

 
 
 

Le début et la résistance général

Des groupes de résistance s’organisent, par ex. à travers les chantiers demandant de la main d’œuvre, dans les lycées, les usines…. Les Espagnols, par exemple, sont employés dans des mines, des exploitations forestières (car l’une des activités, en ce temps-là, est la production de charbon et de bois servant à faire rouler les véhicules dits gazogène), des chantiers de travaux publics (des barrages sont en construction, tel celui de Labarre, du Gnioure…).
 
1943 le STO (Service du Travail Obligatoire). Les jeunes gens doivent partir travailler pour les intérêts économiques allemands (industries, agriculture…). Deux options s’imposent à eux : partir ou refuser.
 
Un service d’ordre (de type militaire) au service du gouvernement de Vichy est installé dans le département : la Milice (pour traquer les personnes recherchées, lutter contre la Résistance…).
 
Rieux Louis    
Face à la répression par le nouveau pouvoir et les Allemands, la Résistance souterraine tente de se renseigner et d’avertir les personnes recherchées, les réfractaires au STO… et, plus tard, les maquis des actions prévues contre eux (évitant ainsi des arrestations, des déportations ou des morts). Le risque de dénonciations est très fort.
Ces résistants de l’ombre sont issus de toutes les couches de la société : professeurs, étudiants, agriculteurs, 
fonctionnaires,  professions libérales, curés, restaurateurs, anciens militaires…

Seulement quelques dizaines d’Ariégeois se sont engagées dans cette activité dangereuse, au sein de réseaux, qui, au départ, ne communiquaient pas entre eux.

 
Enfin, certains se sont mis en liaison avec la Résistance nationale et tentent de procurer des armes aux maquis, de leur faire passer des messages, de faciliter leur survie (nourriture…).
 
Rapidement, les résistants sont recherchés et font l’objet d’arrestations. Plusieurs seront torturés, emprisonnés, déportés, tués ou fusillés.
Parmi les personnes célèbres : Irénée Cros, Blanchebarbe, Peyrevidal, Gouazè, Costedoat, Verdier dit « Forain »… ; mais aussi, des personnes moins connues ayant aidé Juifs, résistants Français ou Espagnols…
 
Des groupes de résistance fusionnent : ce sont les MUR (Mouvement de Résistance Unis).

Des groupes de réfractaires au STO se forment (petits maquis). Ils travaillent dans des chantiers ou deviennent clandestins et doivent survivre…

Le problème essentiel a été l’armement. Quelques parachutages d’armes eurent lieu, mais très tard, à l’approche de la Libération. Les maquisards devaient, donc, attaquer des gendarmeries ou directement des Allemands pour s’en procurer.

     Resistants a Pamiers 1945
 
Les seules armes utilisées, outre des explosifs, ont été des revolvers, des fusils, des mitrailleurs ou des fusils-mitrailleurs.
La tactique était des attaques par petits groupes en plusieurs endroits différents de sorte à faire penser à une résistance importante. 
 
Rieux Louis    

Leurs missions principale est d’harceler l’ennemi (Allemands et Milice) par des attaques répétées afin d’éviter que celui-ci n’aille prêter main forte sur d’autres lieux de conflits (la région normande par ex. ou en Provence où un débarquement est prévu).

En 1944 La résistance souterraine s’accélère : noyautage des administrations (des personnes travaillent à la préfecture, dans la police, les postes, etc… mais, fournissent des renseignements à la Résistance, font de faux papiers, etc…) ; des agriculteurs, en particuliers, aident au ravitaillement des groupes clandestins… Des responsables extérieurs au département arrivent pour aider la résistance locale : les liens avec Londres et la Résistance nationale sont renforcés…

 
La résistance armée s’organise sur le territoire ariégeois. De petits maquis éparpillés se fédèrent et sont mis en liaison avec des responsables départementaux, régionaux qui eux-mêmes sont en lien avec le CNR (Conseil National de la Résistance fondé par Jean Moulin).  
 



Les passages à travers les Pyrénées ariégeoises 1940-1944
 
  • Introduction

Randonnées de la mémoire, Chemin de la liberté de la seconde guerre mondiale
De 1940 à 1944, les Pyrénées Ariégeoises ont permis à des hommes, des femmes et des enfants d'échapper à l'oppresseur nazi.
Ils ont gagné l'Espagne grâce au concours d'anonymes qu'on a appelé les passeurs.

  • La frontière des Pyrénées
 
A la suite de l'Armistice de Rethondes du 22 juin 1940 entre la France et le Reich Hitlérien. Le pays est séparé en deux par une ligne de démarcation séparant la zone nord, occupée par les troupes allemandes, de la zone sud placée sous l'autorité du gouvernement de Vichy présidé par le maréchal Pétain.
 
Hitler n’a pas reçu l’accort de Franco pour traverser l’Espagne.
Géographiquement, l’Ariège est située sur la frontière espagnole et andorrane. Les deux pays frontaliers ont alors un statut non belligérant, d’une part,  et offrent, d’autre part, la voie la plus pratique pour rejoindre l’Afrique du nord d’où s’organise l’armée qui combat les forces ennemies.
    Trois contes
Malgré le contrôle serré des autorités d'occupation, cette zone devient le lieu de transit pour de nombreuses personnes fuyant le régime nazi ou voulant poursuivre le combat au sein de la France Libre du général de Gaulle.
Les Allemands ne sont pas encore en Ariège. Mais, le nouveau pouvoir en place (via la préfecture, la police…) applique son programme (souvent dicté par celui d’Hitler) : répression contre les Juifs, les Communistes…
 
  • Des évasions souvent risquées
 
Des anciens militaires (français, belges, Anglais…) veulent franchir la frontière des Pyrénées dans le but de rejoindre une ambassade alliée tout en évitant les prisons espagnoles et le refoulement en France. Anglais, Belges, Polonais notamment mettent rapidement en place des réseaux d'évasion en relation avec des (filières) à partir de Foix et à partir de Saint pour que leurs ressortissants soient libres. Rapidement, des passeurs et des candidats à l’évasion sont arrêtés…
  
Passage en Ariège

 

   

Des réseaux s’organisent mieux, cachettes, guides, circuits, faux papiers, renseignements….c’est le début de la «Résistance souterraine».

Ils diversifient leurs misions : renseignement, passage d'aviateurs, de prisonniers de guerre évadés, Français ralliant la France Libre et réfractaires du service du travail obligatoire, Juifs et autres réprouvés du nazisme. Les passages se multiplient à travers les vallées de l'Ariège.

 Les conditions géographiques et climatiques rendent d'autant plus difficiles et périlleuses les traversées, mais indispensable tromper la vigilance des soldats nazis, de la gestapo ou de la milice. Les compétences et le courage des habitants sont mis à contribution

Ces résistants locaux fournissaient habits, nourriture et cache en prenant de grands risques pour eux même. Ayant atteint la montagne, les hommes étaient alors regroupé dans un endroit secret et réparti en petits groupes pour affronter l’ascension nocturne finale vers la frontière espagnole.
 
 
  • Durcissement de la surveillance des frontières

Le 11 novembre 1942, les troupes allemandes envahissent ce qui était la zone dite libre. Des garnissons s’établissent en Ariège : Foix, Saint-Girons, Pamiers… Des douanes allemandes contrôlent les frontières s'imposent comme unique force de surveillance de la frontière avec l'Espagne.

On dit que les Allemands ont obtenu un droit de poursuite directe jusqu'à une distance de 10km de la frontière espagnol.
Les Ariégeois réalisent que le département est bel et bien occupé...

La surveillance Allemande étaient composé en plus des troupe de douaniers « La Grenzschutz »et Les « Gebirgsjäger » l’équivalent de nos chasseurs alpins. Il y a parmi eux beaucoup d’Autrichiens et de Bavarois, tous avec une bonne connaissance de la montagne

   Fermeture des frontières
 
Les Allemands obligent les douaniers français à monter les chemins traversant les Pyrénées.
Les gendarmes et les douaniers ont plutôt était compatissant aux évasions mais fait du zèle quand ils étaient dans le collimateur des Allemands

C’est aussi en 1942 que débarquent en Afrique du Nord des Alliés.
Ce qui augmente les candidats à l'évasion qui incitent les guides à prendre davantage de risques.
  
Les passages vers l’Espagne continuent malgré les arrestations et les morts…
 
Pour se dissimuler, les chemins sont de plus en plus escarpés.
 
Chemint de la liberté    

De son côté, la Milice (corps armé au service du gouvernement de Vichy), les Allemands et les services de police ou de gendarmerie se font de plus en plus agressifs… : des arrestations, des déportations, des exécutions ou des incendies… se font de plus  en plus.

Plusieurs autres sentiers d'évasion ont donc été pratiqués près de St Girons, chacun seulement connu par son guide ou passeur, alors que les villes et villages frontaliers comme Foix, Tarascon, Aulus les Bains, Massat, Castillon, Seix et Sentein a chacun un réseau de sentiers secrets menant vers la frontière espagnole.

La surveillance Espagnole laisse croire qu’ils perméabilisent leur frontière. Bien sûr il a eu des sympathisants actifs, mais il faut vraiment attendre la garantie de la victoire des Alliés pour que les Espagnol comprennent que dans les douaniers et gendarmes français il y a des résistants avec lesquels, demain ils serons en rapport su sujet de la frontière.
 
 
En février 1943, la région est déclarée zone interdite alors même que les rafles de Juifs augmentent et que l'obligation de partir travailler en Allemagne se fait plus pressante.
 
  •   Après les Pyrénées
 En cours d'étude !
 
  •  Quelques passeurs.
 
Jean Bénazet,
 
                        De Varilhes dit « Piston » dans la Résistance, fut un des nombreux passeurs de notre département.
Dés 1940 il assure le passage de patriotes, militaire et des juifs vers l’Andorre et l’Espagne par la voie de l’Hospitalet. Mais en septembre 1942, ce trajet du être abandonnée suite a l’occupation de cette zone par les Allemands pour la vallée de Garbet, moins surveillé.
Jean Bénazet  
Apres 1942, ses missions se diversifier surtout des jeunes gens requis pour le S.T.O pour rejoindre de rejoindre une ambassade alliée afin de continuer le combat.
A bort de Sa Prima 4 à Gazogène son nouveau itinéraire partait de  Foix, la vallée de la Barguillière Saint-Pierre de rivière, Hameau de la mouline, Burret où se trouvait le premier relais de sécurité.
Col des Marrous, Col de Péguère 1375m, Col des Caugnous, l’Etang de Lers 1274m. Col d’Agnes 1520m, près du pic de Puntussan 1989m enfin le col de Montescourbas 2444m le terminus, après 18h de marche en montagne. Il ne faut pas oublier que ces pauvres jeunes portaient souvent de simples 
souliers de ville, et que leurs provisions étaient maigres en ces temps de restrictions. Ils devaient alors dévaler vers la vallée de Tabescan en Espagne. Une grande émotion pour Jean Bénazet, il avoue que c’était certainement le moment le plus difficile.A chaque retour, il notait sur un petit carnet le nombre « truites » qu’il avait prit lors de ces étrange «  partie de pêche ».
C’est ainsi qu’il a réussi 8 passages par cet itinéraire, avec un total de 61 personnes.
Mais jusqu’au jour du 13 juin 1943 alors il passait un groupe de 18 personnes, l’évasion fut surprise et interrompu par les Allemands. L’habilité de Jean Bénazet lui a permis de s’enfuir.
Après le combat patriotique, il s’engage dans la politique. Elu au conseil général du canton de Varilhes.
 
Jacques Cau
 
            Berger, il avait 16 ans qu’il a rencontré Jean Bénazet en montagne. Rapidement Jacques Cau rend service a Jean Bénazet, en hébergent les évades dans sa cabane au dessu d’Aulus et il l’accompagnant souvent sur ses itinéraire. Jusqu’ au jour fatidique du 13 juin 1943, où le groupe a était surprit par les douaniers Allemands.
Jacques Cau a continué a accompagnais aussi des groupes pour la liberté….
 
Après la libération il s’est installé pendant 15 ans a New-York comme chef Cuisinier mais repris en 1961 sa vie de berger en Ariège.
 
 
  • A la mémoire des passeurs et des Evadés

L'histoire de cette période s'inscrit en lettres d'or sur les sommets Ariégeois. Les passeurs ont été héroïques tout le temps. Ils ont essuyé pendant plus d'un an le durcissement de la répression orchestrée par les nazis
Malheureusement des plaques souvenir érigées au hasard, rappellent, que quelques tentatives d'évasion se sont terminées dans le sang.
 
A Vicdessos «A la gloire des passeurs du canton de Vicdessos et de ceux qui les ont aidés» peut-on lire aussi sur une stèle, «pro vestra et nostra libertate »      Stelle résistance Vicdessos
A Ornolac, «Ils choisirent la périlleuse aventure du passage des Pyrénées pour l'honneur de servir» 
 
A Seix, «passant, souviens-toi»
 
A Soueix, «686-juifs furent astreints à résidence dans cette commune»
 
A Aulus-lesBains, autant d'inscriptions qui pérénisent la mémoire de familles entières qui ont combattu à leur manière l'oppresseur, dans un duel souvent déséquilibré.
 
A Ax-les-Thermes, au bord de l'Ariège, un monument, qui ressemble à une grosse pierre, indique, que de 1939 à 1940, le réseau Grimaud (Gouazé) du colonel Fatigue et le réseau Halard, conduisirent vers l'Espagne, via l'Andorre, près de 500-évadés.
 
  •   Conclusion

D’après des statistiques officielles, il y eu 33 000 évasions réussies par les français entre 1940 et 1944 sur toute la chaîne pyrénéenne.
 
Stelle st Girond Passeur    On estime que plus de 3000 personnes ont transité par l’Ariège pour passer en Espagne ou en Andorre…Parmi cela 782 ont passé les hautes montagnes de l’Ariège. Un maximum sont passée en juin 1943 : 113 évasions réussies par où proche du chemin de la Liberté.
 
En tout ce furent plus de 100 passeurs qui furent arrêtés et déportés ou tués sur le champ alors qu’ils essayaient de s’échapper par delà les montagnes.
 
Environ 450 ariégeois seront déportés (soit un pour 330 habitants, le taux le plus élevé de France).
 
De nos jours, grâce au succès de la réouverture du Chemin de la Liberté, au minimum trois autres chemins de passages oubliés sont en bonne voie d’être rouverts et balisés.
 
 
 

 


La Libération de l'Ariège 

 
 
Il est à remarquer que le département de l’Ariège a retrouvé sa liberté sans l’intervention d’une armée régulière : ce sont des civils qui ont œuvré pour cette conquête.
 
A l’approche du débarquement en Provence, une équipe vient renforcer les maquis et faire une liaison plus rapide avec les Alliés : c’est la venue du futur général Bigeard et de son équipe qui peut faire parachuter des armes sur Rieucros.
 
Le 15 août (jour du débarquement en Provence), la décision de s’emparer des villes ariégeoises est prise.
 
La ville de Lavelanet est libérée le 17 août ; puis Pamiers le 18 est occupé. Puis Foix, encore aux mains des troupes allemandes, est pris le 19 août (essentiellement par les groupes des Guérilleros Espagnols) : la préfecture du département change de pouvoir ; Saint-Girons… se bat pour sa libération. Il en est de même pour les autres communes (avec l’aide de volontaires : les milices patriotiques). De nouveaux maires sont mis en place, un nouveau préfet est nommé…
Pendant ce temps, des troupes allemandes fuient le département (il en est de même pour la Milice ariégeoise qui les suit dans leur débâcle).
 
Restaient des troupes allemandes : elles seront attaquées et défaites.
C’est le cas à Prayols, le 20 août. De même pour une longue colonne allemande qui passe par Saint-Girons (où eurent lieu des combats faisant plusieurs victimes) et arrive difficilement jusqu’à Rimont. Elle  incendie ce bourg après des combats qui font plusieurs tués (21 août).
 
Le 22 août, la colonne venant de saccager Rimont se heurte aux différents maquis accourus en renfort de toute l’Ariège (et même au-delà) : c’est la bataille de Castelnau-Durban et la reddition de plus de 2000 allemands, signée au lieu-dit Ségalas. Les prisonniers allemands sont transférés au Camp du Vernet… (Paragraphe détaillé ci après)
Commandant Bigeard
 
Le 22 août, au soir, l’Ariège est totalement aux mains des Français : elle est libre !
Mais, la guerre, en France et en Europe, n’est pas finie… Bien des ariégeois vont continuer à se battre contre le nazisme en rejoignant les armées alliées jusqu’à la libération des camps de concentration (début 1945) et la capitulation allemande le 8 mai 1945.
 
L’Ariège s’est libérée elle-même (Ariégeois, Guérilleros Espagnols…), sans une armée régulière… après plusieurs combats qui ont fait de nombreux tués et blessés.
Un nouveau pouvoir se met en place dans le département…

 

 

 

 

Le Martyre de Rimont

  

Ce bataillon de la Légion du Turkestan quitte Saint-Gaudens le 19 août 1944 et se dirige vers Saint-Girons (Ariège).
Cette Légion du Turkestan est une unité supplétive de l'armée allemande formée de prisonniers de guerre soviétique enrôlés de force et encadrés par des allemands.
Le 20 août 1944, il délivre la garnison allemande encerclée par les maquisards français et les espagnols.
Malgré ces renforcés ennemies sur la garnison, le maquis de la Crouzette tente de libérer la ville, mais en vain il est contraint de se retirer.
Le 21 août 1944 cette colonne Allemande se dirigeant vers Foix et arrive aux abord de Rimont.
 
·        La protection de Rimont

Dès le 20 août Rimont avait constitué une garde civique.
Malheureusement, les gendarmes (en très mauvais termes avec les Résistants) passèrent dans les maisons pour demander aux gens de ne pas sortir et de s'enfermer chez eux.
Beaucoup de personnes âgées préférèrent attendre les événements chez eux. En conséquence, une partie des Rimontais se trouva prise au piège dans le village. 
 
Rimont     Le 21 août, Le garagiste de Rimont, placé en observation, aperçut vers 9 h 10, une colonne allemande. Il compta 44 camions sans voir la queue du convoi. La situation était donc grave : il y avait au moins 2.000 hommes.  Un des hommes donne l’alerte et signale que les Allemands montent vers Rimont.
Aussitôt l'ordre d'évacuation du village fut donné et une grande partie de la population se cacha dans la campagne.
Les autres hommes armés rejoignent leur poste de combat en avant du village afin de freiner l’avancée Allemande.
 
Sur les postes avancés, les hommes de Rimont appuyés par 8 Espagnols du maquis de Rilles ouvrent le feu sur le premier détachement allemand. Ils se rendent compte dès le début du combat qu’ils ont à faire à une troupe considérable et fortement armée.Malgré l’inégalité des forces en présence, (du côté des nôtres, il n’y avait que 23 hommes plus 8 Espagnols, et qu’il a été reconnu que la colonne allemande comptant plus de 2000 soldats, et l’armement insignifiant des hommes). Le combat se poursuivra jusqu’à l’épuisement des munitions, soit 2 heures après le premier contact. A 11 H 15, nos défenseurs sont obligés d’abandonner les abords le village et s'installèrent à Calibère.
 
·         Les violences
 
 
Les troupes Allemands envahirent immédiatement le village, rassemble toutes les gents restés au village ainsi que dans les hameaux environnants.
Le commandant a donné l'ordre d'incendier le village, au fur et à mesure que les "Boches" devenus fous de rage avancent, les maisons sont pillées et incendièrent systématiquement les bâtissent à la grenade incendiaire, avec de l’essence et même avec du papier et des bûchers faits avec des chaises. Ainsi tout est en flammes. 
Certain foyer n’a pas voulu s’embraser par contre certaines demeures ont pu être éteintes par des habitants du village. Les Français des P.P.F et les miliciens encouragent les vandales. Les habitants n'ont pu sauver leurs objets précieux, pas même leurs bas de laine et toutes les richesses brûlent devant les yeux horrifiés des Rimontais.
    Reconstruction Rimont
 
Cependant, un lieutenant allemand, pasteur dans le civil, refuse d'appliquer les ordres de son commandant et s'adresse à ses hommes : 
"Vous connaissez mes opinions personnelles au sujet de l'incendie des maisons. Agissez, en chrétiens. Je déteste cette manière de faire la guerre".
Puis il donne l’ordre de « fusiller ceux de ses hommes capables de pillages ». Ce témoignage confirme notre idée précédente, à savoir que l'attitude des chefs de compagnie se reflétait sur le caractère des officiers.
 
·        Le bilan

Les villageois qui ont fuie sur les coteaux voisins ont contemplé la destruction du hameau, que de cendre et de ruine. D'immenses colonnes de fumée font un nuage visible à lO kms, Quel désastre !
Le village, plusieurs fermes et hameaux ont été incendiés en presque totalité : 236 bâtiments détruits dont 152 maisons d'habitation. La mairie, les écoles, les archives ont été brûlées. Seule l'église a été épargnée.
D’autre part, d’après les témoignages recueillis, 11 victimes ont été fusillées par les Allemands.
 
1)      Monsieur Alio Jean Baptiste, 28 ans, instituteur en congé à Rimont, a été emmené par les Allemands et au bas de la côte de Rimont au lieu-dit « La Fontaine de Marie» a été fusillé.
 
2)      Tolomei Jean, 62 ans, réfugié de Collioure, Pyrénées Orientales, a été pris devant sa femme et a été fusillé presque sur place.
 
3)      Rousse Jean, 53 ans, cultivateur au hameau de « Pas de la Plagne », près chez lui a été fusillé ; sa ferme a été incendiée après.
 
4)      Soula Louis, 43 ans, cultivateur au hameau de « Terrada », fusillé le long de la voie ferrée en même temps que Monsieur Rousse Jean. Sa ferme a été incendiée.
 
5)      Servat Joseph, 55 ans, maître valet de ferme, fusillé dans le village. Son corps a été retrouvé trois semaines plus tard dans les décombres d’un mur.
 
6)      Soula Félicien Adolphe, 78 ans du « Hameau de Lasserre » a été fusillé devant sa porte.
 
7)      Forgues Etienne Joseph, 66 ans, au hameau de Bennet. (Cette personne ne figure pas dans certains rapports)
 
Destruction village Rimont     D’autres hommes ont été mitraillés pendant qu’ils cherchaient à s’enfuir.
C’est le cas de :
 
Monsieur Soum Antoine dit Jean, 70 ans
Monsieur Rousse Jean François, 72 ans
Madame Laffont Marie, 75 ans a été tuée par une balle perdue.
Monsieur Sentenac Adrien, 71 ans, est disparu ; on le suppose carbonisé sous les décombres de sa maison. 
 
Par ailleurs, 25 personnes avaient été prises comme otages dès la rentrée des troupes allemandes. Le pire a été évité, puisque les otages ont survécu.
 
 
 
·        Quelques Témoignages
 
             Résumé des Témoignages des habitants de Rimont qui étaient restés dans le village pendant le combat et avaient été prises par les Allemands.
Le 21 août, vers 11H 15 quand les Allemands ont pénétré dans le village, ils tiraient dans les fenêtres des maisons et mettaient le feu à tous les bâtiments qu’ils rencontraient.
Les habitants qui étaient encore dans les maisons ont donc dû quitter celles-ci ou les caves où ils s’étaient réfugiés.
Ils furent ramassés en plusieurs groupes :
 
1)      Un groupe fut réuni en haut du village et conduit à l’abbaye de Combelongue (colonie de vacances) où ils furent gardés à l’intérieur des bâtiments. Les Allemands ont pillé cette colonie prenant l’argent, les denrées et le linge qu’ils trouvaient.
 
2)      Au milieu du village, un groupe d’hommes (environ 20 personnes) et de jeunes fut rassemblé et aligné le long du mur de la maison de Mr Cabau, marchand de vins. Toutes ces personnes ont l’impression qu’elle auraient été fusillées, si l’un des leurs, Monsieur Sentenac François, risquant sa chance, ne s’était échappé en traversant la maison et en sautant par une fenêtre dans un parc situé en contrebas de 6 mètres en dessous de cette maison. L’officier et les soldats allemands qui encadrent les soldats mongols sont partis à sa recherche et ne sont pas revenus. Les soldats ont donc conduit les personnes en bas du village et les ont fait se joindre au 3ème groupe.
 Martyre  Rimont
 
3)      Un groupe d’hommes d’un certain âge, de femmes et d’enfants avait été formé, face à la propriété sise au bas du village dite La Vignasse.
L’officier, après un 1er interrogatoire rapide, a permis à de vieilles femmes et à des enfants de partir par la route du Mas d’Azil.
L’interrogatoire a repris ensuite plus serré ; un par un, l’officier menaçait chaque personne. Il voulait faire avouer où qu’ils étaient du maquis ou d’une famille de maquisard. A plusieurs reprises, ils ont aligné des personnes le long du mur en leur disant qu’ils allaient être fusillées pour venger les soldats allemands morts.
 
Enfin, tous les habitants ayant résisté à l’interrogatoire et n’ayant rien avoué, l’officier les a remis en garde à quelques soldats ainsi que les personnes du groupe 2 qui les avaient rejoint. Ils furent conduit dans un pré, en contrebas de la route nationale et restèrent allongés tout le jour pour s’abriter des balles perdues qui passaient au-dessus de leurs têtes.
Le soir, les gardiens sentant le combat perdu leur offrirent de partir. Ce qu’ils firent vers 22 H 30 à la nuit. Ils purent tous s’échapper malgré des rafales que leur envoyaient divers groupes allemands qui les aperçurent.
 
 
 Crée le 
 
 Denis Wohmann

Le dahu-ariégeois

Contact

 Source :
 
                                            
Les Cols de L'Espoir de Francis Aguila.
Les Passeurs, une épopé tragique de suzel et olivier Nadouce
Pyrénées de la liberté de Emilenne Eychenne.
L'Ariège, Terre de Résistance de Olivier Nadouce
Les Chemin de la liberté de Scott Goodall
Piston Film de Francis Arthur Fontés
Héros ordinaires Film de Francis Arthur Fontés
 
 
 Certains passages ont été inspirerés du site histoire d’Ariège
 
 
 
rené jean Hubert Heros Ordinaire     Evadés de France
Soldats de l'ombre

Il y a plus de 65 ans, ils furent des héros S'évader, franchir la frontière espagnole à travers une montagne dangereuse et hostile, c'était déjà résister.
Le temps brouille parfois les mémoires, les dates se télescopent, on sourit d'approximations ou d'exagérations mais au moins deux points sont communs à ces souvenirs:

la tranquille évidence de devoir faire quelque chose ...

la conscience d'avoir fait son devoir...
Il était temps de leur donner la parole ...

Francis Aguila

 Film de Francis Arthur Fontés

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Pour ce Procurer le Film : Contact mail

 
 
Piston Passeur liberte    

Pendant la seconde guerre mondiale, le long des Pyrénées, arrivent des jeunes de toute la France, et même de toute l'Europe. Ils veulent passer en Espagne, puis en Angleterre ou en Afrique du nord, soit pour continuer la lutte contre le régime hitlérien, soit pour échapper au S.T.O., peut-être pour les deux. Mais la zone frontalière est très surveillée; ces jeunes ne connaissent pas les passages à travers la montagne, qui leur permettraient d'atteindre l'Andorre ou l'Espagne. D'où le rôle irremplaçable des "passeurs de montagne"qui les aident à franchir les cols des Pyrénées ariégeoises.

Ils retrouvent ainsi la liberté grâce à l'aide précieuse de ces passeurs. Jean Benazet dit "Piston" était l'un d'eux.

A l'aide de documents d'époque et de reconstitution sur les lieux même des évènements, le film retrace la vie de ce résistant passeur ariégeois bien connu.

 Film de Francis Arthur Fontés
ciné foc del cel : association qui réalise des films sur la mémoire de la montagne pyrénéenne..
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